M – N – O

Mark (roi)

Variantes : Marc, March.

Roi semi-lĂ©gendaire de Cornouailles et oncle de Tristan. On retrouve en lui une divinitĂ© Ă  forme animale. Son nom signifie « cheval », en breton, en cornique et en gallois, et la lĂ©gende de Tristan prĂ©cise qu’il avait des oreilles de cheval, ce que corrobore la tradition populaire de Bretagne armoricaine. C’est en tout cas une divinitĂ© de l’ombre : il symbolise la Nuit qui retient prisonnier le Soleil, reprĂ©sentĂ© par Yseult la Blonde, laquelle lui est ravie par la Lune, c’est-Ă -dire Tristan. On peut Ă©galement voir en lui une divinitĂ© psychopompe Ă  cause du thème du cheval qui emmène les âmes des morts dans l’Autre Monde. Des textes hagiographiques en latin le confondent avec Konomor, lui donnant le double nom de Marcus Cunoworus, ou Marcus Conomorus. Un pilier funĂ©raire du haut Moyen Age, entre Tintagel, château que la tradition lui attribue, et Bodmin, en Cornwall, le prĂ©sente comme le père de Tristan.

Méléagant

Variantes : Mahoeloas, Maleagant, Maelwas.

D’après le Lancelot de ChrĂ©tien de Troyes, c’est le fils de Baudemagu, roi de Gorre, « Pays d’oĂą nul ne revient ». Il enlève Guenièvre qu’il emmène dans son pays. C’est Gauvain et Lancelot qui dĂ©livrent la reine et MĂ©lĂ©agant est finalement tuĂ© par Lancelot. MĂ©lĂ©agant (appelĂ© aussi Maheloas et Maelwas) est une reprĂ©sentation du dieu de la mort.

MĂ©lusine

Voir l’article dĂ©diĂ©.

Montsalvage

Variante : Montsalvat

Nom du Château du Roi PĂŞcheur dans la version allemande de Wolfram von Eschenbach. On l’a souvent assimilĂ© Ă  MontsĂ©gur, haut lieu cathare de l’Ariège, en raison d’une vague homophonie (voir CorbĂ©nic).

Citation au hasard

Le sage vit content de peu d’autant qu’il sait que de ce peu il n’y a jamais disette.

— Lucrèce

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