Le saint Rosaire

La tradition attribue l’origine de cette pratique de piété à saint Dominique qui, au début du 13e siècle, l’employa comme méthode de prédication et de prière pour convertir les Albigeois. Vers le 15e siècle on codifia cette prière en quinze dizaines (dix Je vous salue Marie précédés du Notre Père et suivis du Gloire au Père), on fixa la liste des quinze mystères, on organisa les confréries du Rosaire.

Réciter ces prières en l’honneur de Marie était, par comparaison avec un usage courtois du Moyen- Âge, comme si on lui tressait une couronne, ou un chapeau (chapel) de roses. D’où les noms de couronne (en Italie), de chapelet, de rosaire, qui sont à peu près synonymes. Mais, dans l’usage ordinaire, on désigne plutôt Par le nom de chapelet un tiers de rosaire (cinq dizaines), et l’instrument bien connu qui sert à compter les Pater et les Ave.

C’est la prière la plus simple : elle peut se murmurer dans la fatigue dans le bruit, ou avant de s’endormir ; c’est alors l’affectueux balbutiement d’un enfant à sa Mère très bonne.

Hors des cas que nous venons de dire, la récitation du chapelet ou du rosaire doit prendre place dans la méditation d’un événement (mystère) de la vie de la Vierge ou du Christ. Chacun de ces « mystères » continue en effet d’agir en nous par la grâce. Il est recommandé de suivre les sujets et l’ordre du tableau ci-après. Et il est bon, avant chaque dizaine, de faire une des lectures indiquées pour le mystère.

En 2002, Le pape Jean Paul II a ajouté aux mystères joyeux, douloureux et glorieux (fixés par le pape Saint Pie V en 1569) les mystères lumineux qui complètent la liste des mystères que le Rosaire se propose de méditer.

Une des volontés du pape en créant cette nouvelle série de mystères était de replacer l’action et le message de Jésus au cœur du rosaire. La figure de Marie étant là pour guider dans leur compréhension.

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