La Gnose divine

La Gnose divine est les trésor de l’Ordre et d’une autre manière est appelée le sang du Christ.

Sous l’aspect Connaissance, ce trésor est la véritable doctrine surnaturelle, métaphysique, qui existe depuis le commencement des temps et l’a précédé, qui n’a pas varié et dont on trouve des traces lumineuses dans les traditions des différentes races  qui a été oubliée depuis la Chute originelle ; maintenue par Noé, Melchisédech, Moïse ; puis réalisée par Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, fait chair ; et continuellement révélé aux âmes attentives par le Saint-Esprit.

Cette Gnose divine est impossible à décrire, à déterminer dans son En-Soi, sa Nature étant métaphysiquement surnaturelle. Elle se reflète formellement dans la Tradition primordiale et dans l’Évangile ; mais ne peut être appréhendée dans son essence que par l’intuition intellectuelle ou contemplation que saint Bernard définit comme une appréhension assurée de la Vérité, par l’œil de l’Esprit (Cf. saint Clément d’Alexandrie ; Tauler, Opera ; René Guénon ; etc.)

Une première caractéristique de la Gnose divine, est que sa compréhension à un degré quelconque est un commencement de réalisation, un yoga (union mystique ou divine), un état supérieur de conscience engendrant chez le chevalier contemplateur un pouvoir spirituel correspondant.

Une deuxième caractéristique est d’être le seul témoin universel sur lequel l’union des peuples se fera.

Cette Gnose divine est source de toutes les Sagesses, de toutes les Sciences ; elle est le Sang du Christ courant surnaturellement à travers le monde.

Ce trésor précieux, l’Ordre de Saint Joseph d’Arimathie a conscience d’en être le Gardien respectueux, jaloux, amoureux.

Honte au chevalier qui, par paresse, poltronnerie, manque de foi, de connaissance, abandonne aux aventuriers de la spiritualité, les joyaux spirituels du Saint Graal.

L’interprétation de la Gnose divine selon les formes dialectiques rayonne déjà dans les dogmes, mais est réservée au Haut-Roi que l’Ordre attend.

Aucun chevalier ne saurait donc faire prévaloir des opinions particulières capables de nuire au fondement doctrinal, et en tout ce qui sera dogmatique s’en rapportera à l’Église.