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Crucifix with ray of light from stained glass

La carrière spirituelle

I

1 – On appelle ici carrière spirituelle, dans la perspective de la tradition chrétienne et ses affinités culturelles, l’ensemble ordonné des étapes qui permettent à l’homme qui les parcourt d’aller d’une condition de misère à son épanouissement spirituel (la libération, le salut). Mais alors, se proposer, comme nous le faisons, de retracer un tel itinéraire, qui demande pour être compris d’être autant vécu, et en son entier, ne relèverait-il pas de quelque absurde prétention ? Car enfin, le scripteur, quelle que soit son ébauche, est assurément bien loin du compte ! L’objection pourtant n’a pas la portée qu’on pourrait croire. En effet, la comparaison de documents mystiques de styles et de niveaux différents fait entrevoir que la même structure qui s’élabore sur l’ensemble de la carrière spirituelle est aussi celle où se définit l’unité minimale d’effort spirituel efficace, le quantum de progrès spirituel dans cette carrière.

2 – De là résultent d’importantes conséquences, parmi lesquelles on retiendra avant tout : que la série des progrès spirituels ne consiste pas en acquisitions, mais en approfondissement d’un même mouvement fondamental ; que, à partir du moment où peut être opéré ce mouvement, on est sensibilisé à la compréhension analogique des étapes avancées ; qu’un régime de spiritualité authentique se reconnaît, pour ses participants, à ce que les débutants n’y sont pas plus humiliés1 que les plus avancés n’y sont privilégiés2, c’est-à-dire à ce que la communication circule. Ainsi, c’est avec confiance que nous nous permettons de traiter de la carrière spirituelle : notre exposé ne prétend être qu’esquisse élémentaire ; si nous nous y appuyons sur notre expérience personnelle, ce n’est pas pour nous en prévaloir, mais parce qu’elle symbolise avec un fonctionnement plus vaste ; si nous nous y appliquons dans un esprit de sécurité, c’est avec les précautions dues à la finesse infinie des échanges avec Dieu.

3 – Pour permettre de se rendre compte commodément de la solidarité de la carrière spirituelle avec le corpus organique de la culture traditionnelle, nous avons composé un tableau synoptique d’analogies traditionnelles importantes avec les phases de la carrière spirituelle et nous y avons ajouté les clés philosophiques que nous proposons pour ces phases. On voudra bien consulter attentivement ce tableau ci-dessous.

II

Etudions maintenant la structure significative de la carrière spirituelle dans ses trois phases : voie purgative, voie contemplative, voie unitive.

1 – a) La voie purgative est celle de la mise en route de la carrière spirituelle. Elle trace les conditions de départ nécessaires à cette carrière, les opérations purificatoires sans lesquelles on ne pourrait se retrouver, en tant que personne, en rapport vrai avec Dieu. Il y faut donc avant tout : une prise de conscience du caractère pathologique de la condition humaine commune ; un vœu (au sens fort) de conversion pour redresser, en ce qui nous concerne, la situation ; un engagement de responsabilité à cet égard vis-à-vis d’autrui. Ce sont là des conditions de ce qu’on pourrait appeler une réforme morale.

b) Encore faut-il l’entendre justement, avec une prudence équilibrée. N’oublions pas que le mal auquel nous avons affaire n’est pas un franc adversaire, mais duplicité. Les extrêmes sont pratiquement en collusion. Aux excès laxistes, dont les servitudes inavouées bafouent la volonté de perfectionnement moral, répondent les exigences démesurées de rigorismes forcés, et réciproquement, en cercle infernal des deux faces d’une même hypocrisie. Cependant, pour y couper court, l’indispensable apprentissage de la modération, dans sa délicate bonne foi, resterait difficile à mener à bien, tant nous sommes sollicités en sens contraires, sans ces circonstances secourables : un certain sentiment naturel en nous de la vanité du monde tel qu’il va ; un certain attrait naturel en nous pour l’équilibre intérieur, la beauté morale ; la confiance mise en la miséricorde de Dieu, qui dans le temps où nous allons vers lui va aussi vers nous, nous aide, et pardonne nos fautes, dès lors que nous tenons vivante la quête spirituelle.

c) Il s’agit de nous rendre réceptif à la sûre discrétion divine, en évitant d’entretenir en nous aucun système de partialités inter-réactives (et par là aussi de cache-cache dialectique), en laissant donc en nous se pourrir mutuellement les pseudo-opinions conflictuelles qui cautionnent l’égoïsme individualiste de ces partialités. Nous accueillons Dieu quand nous nous détendons, en large profondeur, en deçà de toute prétention d’opinion, et que la prière se fait pur recueillement.

2 – a) La voie contemplative est celle de l’expérience vécue de la révélation. Elle fait naturellement suite à la voie purgative qu’elle présuppose indispensablement, car il fallait d’abord nous décrisper dans l’accueil paisible de Dieu pour que notre réceptivité affine en conséquence notre perceptivité, que nous devenions hautement sensible à l’exactitude du langage que Dieu nous tient. Alors seulement, à travers un monde que l’aveuglement de la banalité croirait livré à l’indifférence, se manifeste un tissu symbolique si précis que notre existence, au pas à pas de ses moindres détails, est transfigurée par le miracle permanent d’une vérification renouvelée de la continuelle présence divine. Celui que l’incompréhension taxerait d’illuminisme vit, à chaque moment, l’accomplissement de la Parole sainte pour lui-même, dans la quotidienneté maintenant partagée de compagnon avec son divin maître.

b) Cela peut s’entendre de façon très simple, pourvu que les conditions préalables aient été respectées. C’est ainsi que nous avons pris l’habitude très régulièrement, et à tout besoin, d’ouvrir, « au hasard » comme on dit (mais il n’y a justement pas de hasard), un Nouveau Testament, et de laisser le texte qui sort, si déroutant même qu’il puisse être, axiomatiser l’événement qui vient. Il ne s’agit pas de juger le texte, pas plus certes de le discuter que de lui conférer de l’évidence, mais de le laisser établir son application de sens dans l’événement. Cet engagement de la transcendance dans l’immanence peut se voir à différents niveaux de complexité, selon la nature de l’événement, les références doctrinales qu’il y soutient, les recoupements qu’il y fonde avec des données ésotériques (astrologiques, numérologiques, anagrammatiques, visionnaires, etc.) sur lesquelles nous ne pouvons ici nous étendre. Mais le plus étonnant est la lumière personnalisée qu’apportent finalement les textes liturgiques pourtant adressés à la communauté en général.

c) L’expérience de la révélation opère paradoxalement dans l’espace de notre liberté· singulière. C’est dire que la connaissance que nous recevons sur ce que nous accomplissons aussi de notre propre chef est irréductible à la pseudo-évidence impersonnelle d’aucun système d’explication objectiviste, qui supposerait une impossible coïncidence3. Tout effort d’explication de ce type pour notre vie doit être relativisé. L’expérience de la révélation est au-delà de toute prétention d’évidence. Cette expérience implique de la part du divin maître une pénétration non déterminante de l’âme du fidèle, et de la part de celui-ci la force aussi de ne pas chercher à épuiser le mystère. Mais l’entente intuitive du fidèle et du divin maître, à travers la prière, est à la limite de la mise à l’épreuve du fidèle, à l’image de la Passion dont souffrit à mort sur terre le divin maître. Car cette entente intuitive place le fidèle, après Je divin maître, en position d’être totalement incompris, sur l’essentiel, par l’idéologie dominante, laquelle infatue toujours la société ambiante de ses prétentions d’évidence, fussent-elles, comme maintenant, scientistes. Dans la société où il vit, le héros de la voie contemplative doit passer, en ce qui concerne l’essentiel, par la solitude à mort. Mais il ressuscitera quand il pourra partager avec d’autres la certitude confidentielle.

3 – a) La voie unitive est celle de l’accomplissement décisif dans la communion. Communion avec l’universalité de Dieu, dont la sollicitation marque chaque homme en profondeur, qu’il le sache ou non ; et par là, communion à toute humanité. C’est ici l’acheminement le plus difficile, car il a à traduire le degré de justesse avec lequel, à force de reprise et d’affinement, on a enfin suivi les voies précédentes dans leur complémentarité réciproque. Il faut, pour l’ultime débouché, que la disponibilité de la première voie ait été aussi personnelle que l’expérience de la seconde ; il faut encore que l’expérience de la seconde ait été aussi dépourvue d’appropriation individualiste que la première. Alors, à la mesure de notre réussite au premier titre, nous sommes ouvert nous-même au mystère d’amour où Dieu en appelle à celui qui en chacun est le plus soi-même ; et, à la mesure de notre réussite au second titre, nous savons que la révélation confidentielle que nous avons reçue n’est pas notre exclusivité, mais qu’elle est analogue à celle que d’autres ont reçue, analogue aussi à celle que les autres pourraient, d’autre façon, recevoir. Le fidèle participe ainsi à la communauté spirituelle universelle, enracinée en Dieu, non seulement en ce qu’elle a de visible pour le fidèle, mais aussi d’invisible,— tant par l’au-delà que par les virtualités d’ici-bas. Cette communauté n’est pas toute faite ; elle est autant qu’elle se réalise. Et le fidèle se réalise tout autant que, dans l’intimité de Dieu, il y maîtrise son rôle qui est d’entretenir et d’étendre, dans des situations rebelles, compréhension et amour.

b) L’intérêt de certains rites pratiqués par les membres de l’Ordre, tel celui de la Levée d’arme est de se reconnaître à sa plus juste place. A son plus haut niveau de réalisation, il permet de participer, dans la compréhension vécue, au mouvement d’amour des personnes divines. Et ici nous nous rendons compte que la plus exacte efficacité du rite se trouve quand on a perdu, grâce à la voie purgative, l’illusion d’être éloigné de Dieu, et quand on a perdu, grâce à la voie contemplative, l’illusion de s’identifier, de sorte que l’application du rite au mouvement divin est seulement analogique, n’étant ni séparée de ce mouvement ni confondue avec lui. Cette double condition de l’analogie fonde aussi bien par ailleurs la communion avec tous ceux qui, à des degrés que le rite permet d’être précisément très divers, participent à la même structure dynamique du nom divin dans la respiration de toute la personne4. Cependant, cette expérience n’a pas le caractère matériel direct de l’irremplaçable partage eucharistique de la présence divine entre les fidèles, où se fait comprendre et aimer, à travers la divinisation des plus simples et plus communes nourritures, le pain et le vin, quel secret divin opère dans notre capacité personnelle à assumer le partage de la plus simple et plus commune humanité.

c) Il s’agit donc bien de revenir à la vérité de notre condition. Qui n’est pas dans le cercle vicieux toujours recommencé des égoïsmes individualistes et des systèmes impersonnels, mais dans la réciprocité de disponibilité des échanges entre personnes responsables. C’est en participant personnellement, dans la réciprocité, à la vie interpersonnelle de Dieu, que nous nous assurons le fondement et la lumière nécessaires pour collaborer à l’équilibre même de la personne, à l’équilibre inter-personnel parmi les hommes. Telle est la sagesse. Qui plonge dans l’au-delà.

III

1 – La carrière spirituelle, telle que nous avons tenté d’en apprivoiser la structure à notre niveau d’expérience, n’est que l’efflorescence d’un mouvement plus vaste qui engage l’ici-bas en rapport dynamique avec l’au-delà. Dans le contexte de la carrière spirituelle, la vie présente, loin d’être la seule qui nous soit donnée, n’est qu’une infime partie de notre destinée éternelle. Ce n’est pas là affaire d’opinion, car quel moyen suffisant aurait-on de justifier à cet égard le pour ou le contre ? L’évidence par ailleurs n’est pas de ce ressort, car elle se lève sur l’objet, alors qu’il s’agit de sujet(s), qui est (sont) à l’ordre de l’objet irréductible(s), comme est à cet ordre irréductible le passage de cette vie à l’au-delà. Ainsi, l’idéologie dominante, qui est objectiviste, est incapable de penser la mort comme passage ; elle jette en pâture à la personne de quoi pousser celle-ci à se pervertir dans une exaspération d’appropriation individualiste de vie à terme, à court terme, sous intimidation d’anéantissement. Car, contrairement à un préjugé courant, il est à remarquer que l’idéologie dominante donne à la société actuelle une telle hantise de la mort qu’elle en fait le contenu secret de l’exaltation de la vie, comme de la passion positiviste, de la complaisance réaliste. Tout autre était la culture traditionnelle, pour qui la mort, pas plus que cette vie-ci, n’avait cette acuité envahissante ; elle savait les méditer justement, en les relativisant en regard de la tout autre vie personnelle éternelle, comme elle relativisait toute prétention d’objectivité cosmique en regard de la puissance de l’au-delà. La carrière spirituelle permet cette assurance, en deçà des prétentions d’opinion, et plus forte que les prétentions d’évidence, par la confiance infinie dans la bonté infinie de Dieu pour chacun de nous. Il n’y faut que, mais tout cela, pure disponibilité du cœur et de l’esprit. Cette assurance est promesse pour nous-mêmes et nos frères ; mais aussi elle nous place, dès à présent, en solidarité responsable avec ceux qui, nous ayant précédés, ou accompagnés, ici-bas, nous précèdent au-delà, et nous permet de prendre appui sur eux, tout autant que nous leur sommes aussi disponibles ; elle oriente décisivement notre action vers la réalisation de cette communauté inter-personnelle universelle à laquelle, à travers l’ici-bas, nous sommes destinés, comme ceux encore qui viendront après nous, pour l’infinité de l’avenir, dans le retour aux plus hautes approches de Dieu.

2 – Telle étant la finalité de la vie éternelle, on ne peut cependant accéder à ce royaume de Dieu sans y être en quelque façon apte. Non pas que quelque mérite puisse y suffire, que quelque qualification puisse y faire droit. Mais si les invités sont finalement les plus démunis — « les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux » de la parabole5 —, c’est en tant que précisément les plus disponibles. On est amené à penser que Dieu accompagne jusqu’au port tous ceux qui, auparavant, ici-bas, ont fait preuve au moins de la réceptivité caractéristique de la voie purgative ; qu’il leur donne alors le bonheur, paradisiaque, de la plénitude de la révélation, sa lumière même ; mais aussi, ce qu’on ne saurait oublier en bonne tradition, qu’il les associe à son œuvre de patience historique et de secours discrets à l’égard de l’ici-bas, jusqu’à ce que l’ici-bas laisse tomber les barrières qui le séparent de l’au-delà. Quant à ceux que la mort ne trouve pas ici-bas encore prêts, qui n’ont pas encore pris pied même dans la voie purgative, il convient de rappeler ici d’abord, dans une certaine tradition chrétienne, le thème du purgatoire, de cette condition plus ou moins longue d’épreuves purificatrices préalables au salut, et où nous voyons le réapprentissage de la voie purgative.

3 – Il est ici intéressant d’éclairer le point en faisant appel à la doctrine bouddhique des vies successives (autrement dit, pour employer des termes commodes, de la transmigration, ou de la métempsycose) dont le but spirituel est de se libérer dans l’au-delà absolu. On pourrait trouver une idée analogue, après Platon, chez des Pères, expliciter même par là certains passages de l’Ecriture6 ; et si un certain activisme l’a assez tôt écartée de la tradition chrétienne explicite, nous pensons qu’on a perdu de ce fait en compréhension, et que l’effort actuel d’inter-traditionalité doit permettre de l’y réarticuler. Nous ne pensons certes pas qu’elle soit de la compétence d’une analyse expérimentale : même bien établis, les faits que tendent à accréditer en ce sens les travaux, par exemple, de psychiatres comme Arthur Guirdham7, ou Jan Stevenson8, nous paraissent pouvoir s’interpréter dans d’autres hypothèses aussi, d’ordre métapsychique notamment9. Mais l’idée de vies successives a, métaphysiquement, un grand pouvoir explicatif : en rapportant la diversité des conditions de vie à la causalité de l’ « action », morale ou immorale, d’une vie antérieure dans une autre, postérieure (pâli : kamma ; sanscrit : karma), elle permet de les caractériser en fonction d’un programme spirituel ; en admettant une circulation entre ordres différents de vie (non seulement humain, mais aussi animal, et encore, classiquement, dans un relatif au-delà, d’êtres supra-humains ou infra-humains)10, elle permet d’intégrer tous les êtres au programme spirituel. Cependant, en appropriant le schème des vies successives à l’explicitation du purgatoire chrétien, dont la vie présente ferait alors partie11, nous n’avons plus besoin ici de mettre en course des nombres incalculables de vies successives dont le bouddhisme canonique fait, normalement de son côté, état. C’est que le bouddhisme canonique ne disposant pas d’une authentique théologie principielle doit faire assumer la totalité du chemin par les vies successives, sans qu’y intervienne pour lui l’Absolu même, tandis que, dans le cas du christianisme, Dieu est toujours disponible pour aider ses créatures, et les sauver dès lors qu’elles sont parvenues aux conditions purificatoires de base, leur propre disponibilité. Christianisme et bouddhisme peuvent enfin, dans le thème des vies successives, se donner l’un à l’autre l’achèvement de leur cohérence propre, qui risquerait sans cela de leur manquer. En effet, la doctrine chrétienne de la personne permet de donner à la carrière spirituelle, à travers les vies successives, un sujet dont on ne voit pas comment la transmigration, même bouddhique, pourrait se passer sans incohérence. D’autre part, la doctrine bouddhique de vies successives permet non seulement d’expliciter le purgatoire chrétien, mais aussi le thème fantasmatique de l’enfer, en le ramenant à la condition encore provisoire du niveau le plus bas, dirions-nous, de purgatoire, d’un passage, dans quelque au-delà, par une vie, ou une série de vies, particulièrement longue, d’épreuves particulièrement dures, pour ceux à qui leur plus grande perversion a fait prendre les détours les plus laborieux. Car la tradition chrétienne perdrait, croyons-nous, sa cohérence, qu’elle tient de la parfaite bonté de Dieu, à laisser supposer que Dieu puisse laisser certains se perdre définitivement. C’est au contraire au salut de la communauté universelle, de tous les êtres, de toute la création enfin accomplie que nous croyons être appelé à participer par la providence de Dieu, qui enveloppe, en la respectant, toute liberté.


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  1. « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » (Jean, 8, 7, et l’ensemble 8, 1 – 8, 11).
  2. « Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur … Le Fils de l’homme est venu non pour être servi mais pour servir… » (Matthieu 20, 26 et 28).
  3. C’est l’écart sujet-objet qui constitue notre liberté, métaphysiquement irréductible au donné cosmique.
  4. La respiration physiologique est pour nous symbolique d’une respiration spirituelle de tout l’être.
  5. Luc, 14, 21.
  6. Quand on voit dans Jean-Baptiste l’accomplissement de la prophétie sur le retour d’Elie aux temps messianiques. Voir Malachie, 3, 23 ; Luc, 1, 17 ; et aussi : Matthieu 11, 14, et 17, 12-13 ; Marc 9, 13…
  7. Arthur Guirdham, Les Cathares et la réincarnation (Payot, Aux confins de la science, 1971).
  8. Ian Stevenson, Twenty Cases Suggestive of Reincarnation (Proceedings of American Society for psychical research, col. XXVI, New York, 2° éd., 1967).
  9. Les « souvenirs » supposés pouvant être interprétés, quand leur valeur objective est établie ainsi que l’impossibilité d’une source ordinaire d’information, comme effets de voyance, ou télépathie, par exemple.
  10. Nous reprenons ici les rubriques classiques bouddhiques mais nous pensons que l’actuelle recherche d’universalité permettrait de généraliser encore à tous les ordres de la nature. De bons éléments sur la rédemption du cosmos se trouvent notamment chez Jean Scot Erigène, et, dans un esprit moderne, chez Teilhard de Chardin.
  11. Cela donnerait tout son poids à l’expression populaire : « Faire son purgatoire sur terre. »

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