Premier dimanche du Carême
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Au début de cette sainte célébration du Carême, l’Église nous rappelle que « maintenant le temps est venu qui plaît à Dieu, le jour du salut ».
Le Carême est un temps de réflexion et de plus grande sincérité vis-à-vis de nous mêmes, mais aussi vis-à-vis des autres à qui notre manière de vivre doit montrer ce que signifie vraiment « être chrétien », malgré l’incompréhension, le mépris et même la persécution.
L’Évangile nous apporte à cet effet, comme soutien, l’exemple du Christ et son enseignement. Si nous voulons servir Dieu fidèlement et résister aux nombreuses tentations, nous devons mortifier nos inclinations au péché et dès lors être disposés à placer la sainte volonté de Dieu par dessus la recherche de notre facilité et de notre bon plaisir. Aussi ne devons-nous surtout pas négliger d’adorer Dieu, sans jamais nous lasser.
Dans les Prières nous demandons à Dieu qu’Il veuille bien nous purifier par ce saint Carême. Elles nous incitent à une plus grande droiture par laquelle, renonçant à tout égoïsme coupable et pratiquant les bonnes œuvre, nous puissions atteindre à la sainteté que nous recherchons, et participer, à Pâques, au mystère suprême de notre Rédemption.
Lecture
2 Corinthiens 6, 1-10 — Le coeur rempli d’un noble courage, écoutons l’apostrophe de l’Apôtre : « maintenant est venu le temps qui plaît à Dieu, le jour du salut. » Utilisons ce temps de Carême que l’Église nous fait revivre chaque année, pour en revenir à une vie profondément chrétienne. Efforçons-nous d’en écarter les négligences et les habitudes pécheresses et préparons-nous ainsi au renouvellement de l’œuvre de notre salut, à Pâques.
Frères, nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut. Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien, mais au contraire nous nous présentons comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière : toute notre persévérance, les détresses, les difficultés et les angoisses, les coups de bâton, la prison et les émeutes, les fatigues, les nuits sans dormir et les journées sans manger, la chasteté, la connaissance de Dieu, la patience, la bonté, la sainteté de l’esprit, la sincérité de l’amour, la loyauté de la parole, la puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes des justes pour attaquer et pour nous défendre, dans la gloire et le mépris, dans la bonne et la mauvaise réputation. On nous traite de menteurs, et nous disons la vérité ; de gens obscurs, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, mais sans nous faire mourir ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.
Évangile
Matthieu 4, 1-11 — L’Église nous met sous les yeux l’exemple des quarante jours de jeûne que le Christ a passés dans le désert. Ainsi a-t-il sanctifié nos propres efforts durant cette sainte période. Il a également voulu se laisser éprouver par le diable, pour nous montrer comment nous devons résister aux tentations : par la mortification, par la fidélité aux enseignements divins, par l’accomplissement de la sainte volonté de Dieu et la prière ininterrompue.
En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Alors le démon l’emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. » Le démon l’emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m’adorer. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c’est lui seul que tu adoreras. » Alors le démon le quitte. Voici que des anges s’approchèrent de lui, et ils le servaient.

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