Cycle du Graal

Un royaume rendu désolé, stérile, à cause de son roi blessé, un royaume qu’il faut régénérer, faire reverdir ; le moyen étant la guérison du roi, l’objet le saint Graal. Voilà, pour l’essentiel, le mythe qui justifie les aventures ultimes du Cycle arthurien, ou de la Table Ronde.
Le mythe du Graal s’enracine au plus profond de l’âme ; c’est pourquoi il y a toujours une actualité de la Quête. Elle est intemporelle et, en notre époque de chaos, de troubles profonds, sa pertinence devient on ne peut plus évidente.
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Le Saint-Graal de la littérature médiévale européenne est l’héritier sinon le continuateur de deux talismans de la religion celtique préchrétienne : le chaudron du Dagda et la coupe de souveraineté. Ce qui explique que cet objet merveilleux soit souvent un simple plat creux porté par une pucelle. Dans les traditions relatives aux chevaliers de la Table Ronde, il a le pouvoir d’offrir à chacun de ceux-ci le plat de viande qu’il préfère : son symbolisme rejoint ici celui de la corne d’abondance. Parmi ses innombrables pouvoirs il possède, outre celui de nourrir (don de vie), celui d’éclairer (illumination spirituelle), celui de rendre invincible (Julius Evola, cité dans la symbolique maçonnique de Jules Boucher).
